• carofoucart

Remontée des petites Antilles en escadrille 2/2 Saint-Martin&BVI

26 mars 2022 - 7 avril 2022


Voilà. Nous sommes aux Açores à naviguer entre entre pluie et Covid. La douceur des Antilles nous semble déjà très (trop) loin!

C’est donc le bon moment pour se rappeler les séjours passés à Saint-Martin et aux BVI il y a seulement deux mois, une étérnité!


Nous ne ferons en réalité qu’un très bref passage à Saint-Martin. L’île ne nous a pas laissé un souvenir impérissable et nous n’avions prévu de nous y attarder. Notre planning est serré. Une année, c'est trop court:)

Nous arrivons le 26 mars de concert avec les Saint-Elme après une très belle navigation depuis l’île Fourchue à St Barthélémy.


Vue sur St Barthélémy


Nous nous arrêtons dans la baie de Friar pour prendre un café avec nos amis Meltem qui repartent pour les BVI. Et nous retrouvons le voilier Loustic que nous n’avions pas vu depuis Mindelo. L’endroit n’est pas exceptionnel et l’étang derrière la plage refoule des odeurs plutôt désagréables.

Nous repartons tôt le lendemain pour la baie de Grand-Case afin de participer à la messe bilingue dans l'annexe de l'église fortement endommagée. C'est l'occasion d'un bref échange à la sortie avec une famille de métropolitains installés sur l'île depuis quelques années.  Puis, au programme, déambulation dans la ville, finalement assez animée, et dégustation d’accras de morue. Nous ne pouvons qu’observer, un peu désolés, les dégâts causés par le dernier ouragan Irma qui remonte à 2017 mais dont les traces sont encore très présentes.


Grand-Case

La plage de Grand-Case a été rognée par l'ouragan.



Nous terminons la journée par un mouillage plus sympathique pour la fin de journée et la nuit, l'occasion de rencontrer sur la plage l'équipage de ZaiZai dont le skipper Gwénolé Gahinet est un grand coureur au large et un peu l'idole de Josse ! Comme nous, ils voyagent en famille ...

Le cap est mis dés le lendemain sur la baie voisine de Marigot pour y faire une escale technique. Avitaillement en grand, gazoil, passage chez le ship, test covid, pharmacie, rdv chez un médecin (nous profitons de la France et de notre carte vitale)...bref la routine. Pendant que les parents s'occupent des aspects logistiques ou administratifs, les enfants s'en donnent à coeur joie dans l'eau avec la bande des Saint-Elme.


Escale technique à Marigot

Clotaire s'entraine à ramer contre le vent...


Nous tentons une excursion dans la partie néerlandaise en traversant le lagon en annexe. De nombreux bateaux sont encore échoués à la suite du cyclone. Nous ne sommes pas complément convaincus non plus par cette partie de Saint-Martin mais nous ne serons restés qu’en ville. Enfin, nous aurons tout de même marché quelques kilomètres jusqu'à la fameuse plage derrière l'aéroport, mais trop tard pour voir les gros avions nous décoiffer. On a connu beaucoup mieux comme excursion.


Plage de l'aéroport :)


Le 30 mars, à la tombée de la nuit, aprés une course contre la montre pour réussir à boucler tout ce que nous avions à faire, nous levons l’ancre quelques minutes aprés les Saint Elme et les Zai Zai. Direction Road Town sur l’île de Tortola aux Îles Vierges Britanniques. 90 milles à parcourir pour arriver au petit matin. Finalement le vent est plus soutenu que prévu et il nous faut réduire dans la nuit pour ralentir le bateau car, sur ce coup là, nous préférons arriver de jour. La navigation est excellente.



Notre premier contact avec le pays est celui comme toujours des formalités douanières et il n’est pas le meilleur. Tous les navigateurs passés par Road Town se souviendront de ce doux moment passé avec les autorités. Amabilité inexistante et même accueil franchement désagréable, règles obscures (les tarifs varient d’un bateau à l’autre), nombreux guichets à s'y perdre dans la gare maritime... Nous avons bien souri quand nous avons appris un mois plus tard que le premier ministre et le directeur des ports avaient été incarcérés pour corruption et trafic de drogue aux USA.


Une fois ces formalités passées, le tour des banques de la ville et d’autres bricoles (carte SIM), nous relevons l’ancre en fin de journée avec les Saint Elme pour repartir toujours dans un vent soutenu vers l’île de Peter Island. Après la nuit en mer, c'est toujours un peu dur d'enchaîner les formalités administratives et logistiques. Nous préférons faire l'impasse sur la sieste pour bouger au plus vite dans des mouillages plus agréables.


Peter Island, bientôt le repos!


Les BVI sont habituellement assez peu prisées des voyageurs au long cours car il y a ici une flotte trés importante de bateaux de location. Mais il se trouve que nous sommes plutôt à la fin de la période touristique, il y a relativement peu de monde. A moins que ce ne soit encore l’effet covid?

Petite ombre au tableau : la grande partie des mouillages sont occupés par des bouées payantes (30 dollars US). Mais vous pouvez compter sur les voyageurs français et même allemands pour contourner le système. En levant l’ancre juste avant l’arrivée du gestionnaire, en posant l’ancre juste à côté d’une bouée inoccupée ou en cherchant plutôt les rares mouillages sans bouées et donc vraiment tranquilles. Ce petit jeu nous a bien occupés!


Reste que naviguer aux BVI est un vrai plaisir et une trés belle découverte. Les îles sont suffisamment distantes les unes des autres pour que chaque navigation soit sportive et plaisante.

On ne retrouve pas sur les îles l’ambiance créole et simple du sud des Petites Antilles. L’atmosphère y est un peu étrange, moins chaleureuse. Il nous semble que, comme sur d’autres îles, le tourisme de croisière (de masse) laisse un goût amer derrière lui, avec tout ce qu’il engendre d’infrastructures uniquement utilisées par les croisiéristes. Enfin aux BVI, ce n’est pas ce que nous avons vu de plus dur, bien loin de là. St Johns à Antigua et Nassau aux Bahamas font plus forts et nous ont vraiment déroutés.


Les BVI regorgent de sites naturels et de plongée très chouettes à partager avec les enfants.

Nous aurons arpenté Peter & Norman Island, Pélican Island, Jost Van Dycke et Virgin Gorda (sans rencontrer Richard Branson).


A Norman et Pélican Island, nous profitons de plongée dans des grottes ou autour de rochers. Nos amis Pauline et Greg de Takoun nous prennent pour des fous quand ils nous voient nous mettre à l’eau à 6 en combi malgré un fort courant. Une plongée sportive, l’équipage rentre sain et sauf. Pour Clotaire, c’est une belle prouesse de nage, il a fallu retourner au bateau en nageant vagues de face.


Norman Island et plongée à Pelican Island



Plonger dans l'obscurité...

Et on repart!


À Jost Van Dycke, nous nous donnons rdv avec Julia et Chris et leurs 3 enfants, famille allemande sur leur cata Wildthing 2. L’occasion d’assister à une notre première course de Bernard Lhermitte au célèbre bar Foxys. Cela ravit les américains. C'est plus doux que les combats de coqs! Les enfants étaient en rage : nous avons misé sur le plus lent!


Great Harbour, Jost Van Dycke



Au mouillage de Sandy Spit, nous coulons quelques jours très heureux. C'est un peu notre coup de Coeur des BVI. L'endroit est paradisiaque, jolie randonnée, sports de glisse, eau cristalline, pêche à la langouste !...


Sandy Spit, Jost Van Dycke. On est pas mal...


Après l'école...


Il faut bien partir un jour...


Après une nouvelle belle navigation engagée, nous rejoignons l'île de Virgin Gorda et le fameux site des Baths.


Cours de voile et d'anglais en simultané!


Le spot des Baths est un incontournable. Les enfants ont passé quelques heures à se perdre dans ce labyrinthe de roches. Les parents profitent de ces derniers bains ensemble, ils ont un goût de fin de voyage ...On aimerait qu'il ne s'arrête jamais et que le temps soit suspendu.


Les Baths

On y débarque en annexe, en fin de journée pour qu'il y ait moins de monde. Pas le choix, il faut nager pour rejoindre le site.


Un petit air de Perros Guirrec ou des Seychelles...


Mais l'horloge tourne quand même alors nous retournons dans le sound de Virgin Gorda pour une dernière nuit avec les copains.

Les enfants motivés : Gabrielle, Héloïse, Thaddée, Arthur et Matthieu s’organisent une nuit de bivouac sur la plage autour d’un feu pendant que les parents dorment sur les bateaux au mouillage. Dans la nuit, plusieurs grains viennent arroser les enfants qui migrent temporairement sous le préau d’un restaurant à proximité.


Virgin Gorda, le sound. Les enfants partent en bivouac

Au petit matin ils relancent le feu. Ce qui alerte rapidement la gérante du restaurant arrivée sur place qui menace les enfants d’une amende de 10 000 dollars. Le feu est donc éteint fissa tandis que les enfants nous racontent leur nuit mouvementée !


Dans ces différents endroits, nous aurions pu passer des jours et des jours.

Mais nous ne devons pas nous endormir. Nous avons prévu de nous rendre aux Bahamas et la météo va se dégrader dans les prochains jours. Décision est prise de lever le camp un peu trop vite alors que nous sommes encore dans le sound avec les Saint Elme et les Meltem. Qu'il est difficile de les quitter !...


Dernière photo!


Encore un départ! On ne dort presque jamais deux fois dans le même mouillage! C'est sportif!


Il nous faut repasser par Spanish Point sur Virgin Gorda pour effectuer nos tests anti génique et la sortie de territoire. Après une course effrénée de Josse pour trouver le bon bureau d'immigration avant la fermeture, nous levons l’ancre vers 18h le 7 avril pour 3 à 4 jours de mer jusqu’à Great Inagua, extrémité sud des Bahamas!


Les enfants en forme après leur nuit sur la plage, une séance de baignade, une navigation de 20 milles et 5 km à pied sous 35° pour atteindre la clinique. Courage les enfants, on reprend la mer ce soir pour 4 jours...

RDV aux Bahamas!









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