• carofoucart

Escale à Cartagena - 21 au 25 août


Ce 21 août, notre traversée Ibiza – Carthagène de 150 milles nautiques est un bon reflet de la navigation en méditerranée. La journée commence sans la moindre brise. C’est lorsque je décide d’installer le déjeuner que le vent prend 15 nœuds, la mer s’affole, les assiettes valsent. On remballe, de toute façon, l’équipage n’a plus faim !



Pendant ces 24 heures de navigation, nous subissons les vagues courtes (spécialité méditerranéenne) qui viennent claquer sur le côté du bateau. Pour le plus grand bonheur de l'équipage! Thaddée, prudent, effectue de la prévention...





La nuit, nous enchainons les très nombreuses manœuvres pour ajuster la surface de la voile aux conditions changeantes. Après un empannage parfaitement placé grâce aux prévisions météo étonnamment précises, notre bel Outremer va dévaler les vagues sous une belle pleine lune dans 23 noeuds de vent : impressionnant !

Nous sommes donc heureux d’arriver à bon port, l’expression prend tout son sens.




Au loin, dans le port, nous apercevons le club Med, navire de croisière de luxe à 5 mâts (un peu précurseur...) Décidément, ils ont le même programme que nous puisqu'il était à Sète début août !

Nous croisons aussi dans le chenal de cet arsenal espagnol, un sous-marin militaire en exercice. Les garçons s’y voient déjà !


Grâce à notre autonomie grand voyage, c’est le premier port depuis que nous avons quitté Sète. Et il est bien agréable d’être à terre d’un coup d’enjambée. L’emplacement est idéal, sur le quai d'honneur au pied du centre-ville. Cela donne un peu d'autonomie à chacun : Au mouillage, on est un peu en mode femme et enfants soumis, car seul Josse sait démarrer l'annexe, donc on ne peut quitter le bateau sans lui. On ne se déplace donc qu'en groupe sous le contrôle du patriarche;)


Cette ville est surprenante. Encerclée par des montagnes arides. Très dense. Beaucoup de beaux immeubles avec bow-window mais aussi un certain nombre de bâtiments sans grand intérêt ou en travaux. Les rues piétonnes étroites au sol de marbre sont assez conviviales. Les quais sont immenses avec d'anciens docks militaires mais aussi des musées à l'architecture contemporaine. La ville cherche sans doute à redonner du souffle à son architecture et à sa riche histoire. Comme beaucoup de ville espagnole, il y a du monde le soir en ville, l'ambiance est familiale et simple et notre Toucan fait le bonheur des flâneurs !



A Carthagène, nous ne chômons pas.

  • Escale culturelle. C’est l’occasion d’aller visiter les vestiges de l’époque romaine de cette ancienne cité importante de l’empire Romain. Pour le plus grand plaisir de notre Professeur chercheur d'histoire embarqué, Thaddée. Théâtre, thermes, forum…dont une partie est agréablement agencée dans un bâtiment tout juste inauguré.



  • Escale sportive. Le yacht club bénéficie d’une piscine dont nous pouvons profiter. Ce qui nous permet d’observer les progrès faits par les garçons en natation. Mais il y a du vent…c’est un peu frais. C’est qu’on devient difficile !

  • Escale cultuelle. Lors de la messe dominicale (la plus courte jamais enregistrée par les enfants !), nous avons même trouvé l’oratoire de Saint Thaddée.


  • Escale technique. Avec les enfants, nous nettoyons et traitons le cockpit en teck que nous n’avions pas eu le temps de faire avant de partir. Quant à Josse il règle quelques autres bricoles (perception réductrice de la co-skipper) grâce à l'aide d'un chantier naval de qualité, car c’est bien connu, sur un bateau, il y a toujours un truc à reprendre ou optimiser.

  • Escale amicale. Sur le quai, nous rencontrons d’autres voyageurs, français. Les « premiers » de notre voyage. Comme dit Thaddée, ici, dès qu’on voit un français, ça devient un copain. Apéros, entraide, partage des bons tuyaux. De bons moments !

  • Escale gastronomique. Grâce justement aux voyageurs rencontrés, nous allons déguster des tapas dans un petit restaurant, le Fluent. Une très bonne adresse à conseiller. C’est l’occasion pour les enfants de découvrir les tapas et de changer de nos pâtes et taboulés sur le bateau.

  • Enfin, escale médicale. Nous souhaitons profiter d’être dans cette ville de 215 000 habitants pour faire octroyer une seconde dose de vaccin Covid à notre Gabrielle. Après avoir arpenté, par deux fois, en long en large et en travers la ville, Josse parvient à s’insérer dans les files d’attente du centre de vaccination, au sein d’un centre commercial désaffecté. Grâce à sa force de persuasion, il obtient le remède miracle. L’histoire ne s’achève pas encore là, puisque plusieurs minutes plus tard, la pauvre Gabrielle tombe dans les pommes à l’arrêt de bus, probablement secouée car elle venait d’assister au malaise d’un autre jeune garçon. Josse part chercher les secours du centre, tandis que Gabrielle se réveille dans les bras de quatre espagnols. Rassurez-vous, depuis Gabrielle est de nouveau sur pied. Décidément, les filles…


A bientôt Cartagena! une fenêtre météo s'ouvre pour franchir la mer d'Alboran. Nous filons vers le mythique détroit de Gibraltar!



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