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Incroyable Cap-Vert - 8nov au 5déc

Traversées Canaries (Ténérife) - Cap-Vert (Sal), 760 milles - 5 jours et demi

8 au 13 novembre

Après 1 mois et demi aux Canaries, il faut reconnaitre que nous étions très impatients de reprendre le large mais aussi de découvrir le Cap-Vert. Cet archipel africain est une destination boudée par la plupart des anglo-saxons mais si importante dans notre voyage.

C’est aussi en quelque sorte la première étape de notre transat. Alors nous nous sommes préparés en conséquence. Gros avitaillement, passage chez le ship-shandler, préparation du bateau, point météo, contrat d’assurance… Le changement de nos batteries de service a ajouté un peu de stress au départ. En effet, elles alimentent toute l’énergie à bord, nécessaire aux instruments, au pilote automatique, au dessalinisateur, au frigo, à l’éclairage…Pas question qu’elles nous fassent défaut en traversée !

Prévoyant aussi une « déconnexion digitale » pendant au moins 2 semaines, nous anticipons la rédaction de nos carnets de voyage pour « l’enfant@l’hopital ». En effet, depuis début septembre, 9 classes de Creil et Beauvais suivent nos aventures. Chaque semaine, Antoine et Maxime, brillants étudiants, animent dans ces classes des ateliers à partir de nos écrits. Grâce à une plateforme web, les enfants communiquent avec nous en nous posant des questions auxquelles nous répondons. D’ailleurs, qu’on se le dise, si nous avons du retard pour publier des articles sur notre blog, c’est bien parce que nous avons donné la priorité à cet engagement qui nous tient à cœur !


C’est ainsi que, le 8 novembre 2021, à 15h30, nous sommes enfin prêts et nous levons l’ancre devant Los Cristanos. Après s’être sortis du dévent de Ténérife, nous retrouvons le flux des alizés. 22 nœuds de vent établis et une houle courte et désordonnée. En route directe, au grand-largue, dans cette mer assez formée, le bateau glisse vite. Mais l’équipage était bien prêt, et aucun mal de mer n’est à déplorer. On se fait néanmoins surprendre par une vague plus grosse que les autres qui vient s’éclater sur la coque par le côté et finit dans le cockpit alors que nous étions tous les deux présents : c’est la douche intégrale de la tête au pied !



Rapidement le soleil se couche suite au changement d’heure, et nous attaquons notre première nuit. Le vent forcit après le coucher du soleil au-delà de 25 nœuds et les surfs sont impressionnants. Jusqu’à 17 nœuds ! Afin de passer une nuit sereine, et en particulier pour le quart de Caro, nous réduisons la voilure avec un 3ème ris dans la voile. Cela calme immédiatement le bateau, et c’est parfait pour la paix du ménage !

Le 2ème jour, nous renvoyons un peu de toile et le bateau marche vite. Durant cette 2ème journée, nous prenons des forces avec un délicieux petit déjeuner anglais. Malheureusement, l’estomac de Thaddée ne le conservera pas longtemps ! Les filles arrivent à faire des bricolages et la vie à bord commence à se caler. Nous découvrons avec étonnement les poissons volants, qui peuvent planer jusqu'à 60km/heure. Chaque matin, nous récoltons la moisson de poissons échoués sur notre Toucan!




A nouveau nous réduisons la toile pour la nuit, sûrement un peu trop, mais le but n’est pas non plus de multiplier les manœuvres de nuit lorsque le vent chute. Surtout, cela nous permet de bien dormir à tour de rôle et c’est précieux.

Les jours suivant le vent tombe conformément aux prévisions, la grand-voile est haute et le spi est de sortie. Nous affalons le spi simplement pour la nuit, afin d’éviter un quelconque problème avec cette voile si le vent forcit. Le vent est plein arrière par rapport à notre cap, ce qui nous oblige à tirer des bords, et à parcourir plus de milles. Mais la navigation est très agréable et nous permet de vivre quasi normalement à bord. Il fait encore bien frais, mais progressivement, les températures remontent.

Partis peu de temps avant Agapé, un bateau copain capable lui aussi d’avaler des milles, chaque jour nous échangeons nos positions avec l’espoir de se croiser. C’est aussi le moyen de comparer nos routes et notre vitesse. Chaque matin l’équipage est impatient d’avoir le résultat. Je suis un peu vert losque j’apprends qu’ils ont croisé Gitana en vol et en tête de la Transat Jacques Vabre! Les mots de Charles Caudrelier (coskipper de Franck Cammas) ayant croisé plusieurs bateaux en voyage sont sympas …



A froid, voici les impressions des petits matelots sur cette première grande traversée.

Thaddée : Malheureusement, nous avons vu peu d’animaux mais quand même quelques dauphins. Le soir en se couchant avec Clotaire, on se bagarrait dans nos lits. On se couche tôt en mer alors cela défoule ! J’ai aussi fait deux quarts avec papa, j’aime beaucoup ! J’ai mis ma combinaison, j’ai vu des dauphins en pleine nuit alors qu’il y avait la pleine lune.

Gabrielle : Durant la 2ème partie de cette longue navigation, c’était agréable parce que cela bougeait moins, et cela nous a permis de travailler normalement. C’était marrant de passer une journée avec un oiseau (nommé Tyson) qui a niché sur le bateau. La dernière journée et alors qu’on se rapprochait de l’arrivée, dans le cockpit, j’ai pu présenter à l’équipage un exposé sur le Cap-Vert. J’ai beaucoup lu, des romans policiers, cela permet de faire passer le temps quand c’est long.


Héloïse : C’était un peu long. En particulier, ce n’est pas facile d’être en permanence avec ma famille. Pendant la traversée, j’ai appris l’anatomie du corps humain parce que cela m’intéresse beaucoup, sachant que je voudrais devenir médecin urgentiste. Ensuite J’ai pu en faire un exposé à ma famille.


Clotaire : Ce que je préfère, c’est quand j’ai le droit de faire des gâteaux avec mes sœurs. Nous avons fait des cookies trop bons. J’ai aussi fait un quart avec Papa. J’étais très content mais au bout d’un moment, j’étais fatigué alors avec Thaddée nous sommes partis nous coucher et papa a continué tout seul.

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Découverte des îles au vent du Cap-Vert

Ile de Sal, 14 au 17 novembre

Nous avons pour spécialité d’arriver de nuit dans les mouillages. On ne déroge pas à la règle pour notre arrivée dans les îles du Cap Vert, plus précisément sur l’île de Sal et son mouillage de Palmeira (1 500habts). A 4 heures du matin nous réveillons les filles (à leur demande oui oui), qui sont devenues nos expertes du mouillage. Il y a du monde mais on se fraie une petite place, en restant en bordure du mouillage. C’est toujours amusant de se réveiller le lendemain et de découvrir les lieux à la lumière du soleil «Ah, la côte n’est pas si loin en fait ! ».

Alors que nous prenons tranquillement notre petit-déjeuner, satisfaits de ces 5 jours de traversée, arrive TaTao sur son zodiac rouge abîmé qui vient se frotter un peu trop à notre coque. Ils crient dans un français très approximatif de venir avec lui pour cause de « Médecin à 9h » et il est 9h moins dix. On ne sait pas très bien si nous devons effectivement partir avec lui, mais rapidement arrive Antoine du voilier Papy qui nous souhaite la bienvenue et qui nous confirme que si le médecin est effectivement là, il faut aller dare dare lui montrer nos certificats de vaccination sans quoi on risque de rater le coche et de rester coincés 3 jours sur le bateau. Branle-bas de combat, Tatao est déjà sur notre bateau en train de descendre notre annexe du portique, on s’habille et rassemble nos affaires et cinq minutes plus tard nous voilà tous les 6 dans l’annexe tirée par le zodiac de Taotao (nous avions, pour la traversée, mis de côté notre moteur d’annexe). Ils nous déposent sur un terre plein à côté d’un bâtiment desaffecté avec une famille de 5 garcons, le voilier Ulmo que nous avions croisé pendant la traversée. Tatao a bien fait de nous secouer et d’écourter notre petit-déjeuner puisque s’en suit 1h30 d’attente en plein soleil en espérant voir apparaître ce fameux médecin. Tatao qui n’a plus de batteries sur son téléphone, nous abandonne…C’est l’occasion de faire connaissance avec les Ulmo ! Et puis c’est l’apparition. Une femme en blouse blanche débarque de nulle part, tapote la tête des enfants, regarde nos attestations. 15 secondes plus tard, c’est bon, nous sommes libres ! Enfin pas totalement, Tatao nous emmène au poste de police effectuer les papiers d’entrée sur le territoire. Ces petites formalités nous auront pris la matinée, ce qui est finalement un temps très honorable. C’est l’occasion pour les enfants de découvrir les règles d’entrée et de sortie en territoire étranger, en dehors de l’Europe.



Nous pouvons enfin lever les yeux pour découvrir ce petit bout d’Afrique. Immédiatement, nous sommes frappés par ce qui nous entoure. C’est d’abord la criée qui retient toute notre attention et qui fait l’animation de cette petite ville. Ca crie, ca grouille. Les hommes lancent puis découpent le poisson sur fond de musique élevé (et de grande qualité ;). Thaddée se prend une giclée de sang de thon et se fait arroser de la tête au pied pour le plus grand plaisir de tous !


Palmeira, Ile de Sal



L’île de Sal n’est pas vraiment charmante. Pendant une journée, nous effectuons un petit périple au cœur de l’ïle (avec nos amis les Sailing Papy, les Ulmo et les Saint Elme, soit 17 enfants) pour visiter les anciennes salines puis marcher sous la chaleur écrasante afin de rejoindre la baie des requins. Les pieds dans l’eau, les petits requins citrons viennent nous chatouiller les pieds tandis que ceux de 2m rodent plus au loin…A quelques mètres à peine, des tonnes de déchets plastiques en provenance du Sénégal jonchent la plage.


Ile de Sal


Pas vraiment charmante donc, mais que de souvenirs incroyables garderons nous de cette escale. Au mouillage de Palmeira, nous sommes une bonne vingtaine de voiliers voyageurs, de tout horizon, et l’ambiance est à la fête. Qui plus est, le dimanche soir, c’est la fête du village à Palmeira. Tous les habitants sont dehors, brochettes de poulet et punch à la main. Nous nous mêlons à cette joyeuse et familiale ambiance. Le village est suffisamment petit pour que nos enfants courent partout en toute autonomie. Chacun est retrouvé sain et sauf à la fin de la soirée !



Après 4 petits jours à Sal et afin de ne pas finir alcoolique, nous remettons les voiles. Nous n’irons pas sur l’île de Boa Vista dont les paysages de carte postale font rêver. La houle est trop forte en ce moment. Nous quittons en soirée Palmeira pour naviguer de nuit jusqu’à l’île de Sao Nicolau. Nous devions naviguer de concert avec Sailing Papy et les Ulmo, mais au moment du départ, le moteur de Ulmo flanche tout comme le dessal des Papy. En bateau, la règle d’une galère par jour n’est souvent pas loin de la vérité !


Ile de Sao Nicolau, 18 au 21 novembre

Après une navigation nocturne très tranquille, nous arrivons au petit matin au mouillage de Carrical où nous retrouvons les Saint Elme et Beau Triton. C’est l’occasion d’une balade dans ce petit coin très très excentré de l’île. Difficile de ne pas être interpellés par la pauvreté du village.


Carrical, Ile de Sao Nicolau



Le mouillage est suffisamment rouleur pour que nous remettions les voiles dés le lendemain pour nous rendre sur la côte ouest de l’île, dans la baie de Tarrafal. C’est l’occasion d’une petite régate avec les Saint-Elme. Nous croisons au moment de lever l’ancre le premier Classe 40 de la Transat Jacques Vabre. Dommage, il prend un cap un peu différent du nôtre !


Arrivée dans la "grande ville" de Tarrafal, Ile de Sao Nicolau


Depuis Tarrafal, nous aurons effectué de belles randonnées, au sommet de l’île (Monte Gordo) et dans la vallée verdoyante de Riviera Brava, toujours bien accompagnés de nos amis. Qu’il est facile de se déplacer ici, dans les Aluger collectifs. Les habitants n’ont pas de voitures et ces transports en commun flexibles facilitent nos excursions. On se réapprovisionne comme on peut sur place, dans les mini superettes souvent tenues par des chinois. La vie est chère. Il n’y a pas grand-chose de produit ou cultivé sur place, même en fruits et légumes. Cette escale à Sao Nicolau restera aussi un coup de coeur. L’île est peu touristique, les habitants sont charmants et trés accueillants, on s’y sent bien.


Vue sur Santa Luzia, Sao Vicente, Santo Antao


Nouveau départ, nouvelle régate, avec les Saint Elme et Beau Triton. Direction l’île de Santa Luzia. Passé le cap de Sao Nicolau, le vent forcit entre 25 et 30 nœuds. On s’amuse et les enfants se prennent au jeu.

Ile de Santa Luzia, 22 au 23 novembre 2021

L’île de Santa Luzia est inhabitée. Seuls quelques pécheurs y vivent dans des conditions très précaires la semaine. Coup de chance, le vent est acceptable lors de notre escale car le site est très rafaleux. Pas plus de 25 nœuds lorsque nous y serons, mais il peut facilement y avoir 40 à 50 noeuds. On y effectuera une magnifique journée de repos à la plage avec les Saint Elme et les Ulmo. Barbecue de langoustes tout juste attrapées par les pêcheurs du coin.




Les enfants sont courageux et réussissent à s’adapter à ce quotidien qui change tous les jours, où il faut en plus se motiver pour travailler. On ne les aura pas ménagés cette année. Saurons-nous nous réhabituer à un quotidien plus linéaire ? Eux sûrement plus vite que nous !


Mindelo, Ile de Sao Vicente, 24 novembre au 26 novembre

Deux jours plus tard, nous repartons pour notre dernière escale prévue au Cap Vert : le port de Mindelo sur l’île de Sao Vincente. La navigation est agréable et nous passons sans soucis au prés serré le canal de Santa Luzia.

Arrivés au port, nous hésitons à nous mettre au mouillage ou au ponton. Comme nous prévoyons deux jours de visite sur l’île voisine de Santo Antao, nous privilégions le ponton même si celui-ci n’a pas très bonne réputation. Et puis, notre dernier stop dans un port date de prés d’un mois, à San Sebastien de la Gomera, nous ne sommes pas contre un peu de changement.

Au port de Mindelo, l’ambiance n’a pas son pareil. Tous les voiliers présents sont là pour traverser l’Atlantique. Voyageurs au long cours, bateaux de location transatés par des skippers pour effectuer la saison aux Antilles, ou équipages qui arrivent de l’aéroport pour effectuer The Traversée. Chacun s’affaire entre avitaillement divers, contrôles et réparations des bateaux, point météo et se regroupent au floating bar de la Marina. Les tablées se rallongent ; il n’y a pas de barrières entre les équipages, on ne peut pas effectuer deux mètres sur le ponton sans s’arrêter pour discuter avec untel du voilier machin, puis unetelle du voilier machine. Les enfants du port (très nombreux) ont quartier libre dans la marina. De sorte qu’on ne sait jamais bien où est son enfant et qui sont les enfants présents sur son bateau. Les garçons passent aussi un temps certain à pêcher dans le port d’une propreté remarquable;) Le soir, c’est soirée poker pour les ados sur le bateau des Ulmo. Globalement ce mode de vie plait assez bien aux enfants 😊. Rassurez-vous, il y a quand même école. Les parents n’ont pas complétement perdu la tête.


Mindelo, Ile de Sao Vincente


Avant de nous attaquer à la préparation de la transat, nous quittons Mindelo pour 3 jours à Santo Antao. Nous laissons Toucan au port pour prendre le ferry. Nous avons trouvé une chambre pour 6 dans la vallée de Paul, chez un français, Sandro (Ils sont nombreux les français venus s’installer à Santo Antao au cours des 20 dernières années). Nous partons avec l’objectif d’effectuer, tous les 6 cette fois, deux magnifiques randonnées : celle du Pic d’Anton dans la vallée de Paul et celle longeant la côte Ouest. C’est la première qui nous aura le plus séduit aidée par une météo exceptionnelle. Et la balade dans les cultures cap-verdiennes est vraiment dépaysante et pleine de surprises. On en prend plein les mirettes ! Cette randonnée est avant tout le chemin qui permet aux habitants de la vallée de se déplacer et d’accéder aux différentes cultures en terrasses. Nous les croisons à l’œuvre, dans des conditions de travail difficiles…et traversons quelques habitations, qui se trouvent de fait à quelques heures de marche de la route.


Ile de Santo Antao, 26 au 28 novembre






Sandro nous explique qu’ici, si tous les enfants vont à l’école, le temps passé y est très court (quelques heures le matin), l’exigence bien différente de ce que l’on peut connaître en France, et passé le Collège, il est quasiment impossible de poursuivre des études. Il faudrait être interne à Mindelo, ce qui est inaccessible financièrement pour la majorité des habitants des autres îles.

Le COVID et l’absence de touristes ont aussi durablement fragilisé le pays. Nombreux sont les établissements fermés, les travaux en suspens. Tous sont inquiets et découragés de la tournure que reprennent les évènements avec l’arrivée du nouveau variant.


Un peu fatigués par ces dernières pérégrinations, mais aussi par nos déjà 4 mois d’itinérance, nous rejoignons le port de Mindelo, dans le vent fort. Un gros coup de vent s’est levé pour notre dernier jour à Santo Antao et ne devrait pas quitter Mindelo pour toute la semaine.


Mindelo, Ile de Sao Vincente, 29 novembre au 5 décembre

Au port, alors que nous rentrons, c’est la panique. Les pontons tanguent, grincent et valsent. Les aussières brûlent. Les taquets des pontons sautent. Les bateaux souffrent de ces conditions d’amarrage précaires. On voudrait fuir au mouillage mais il est trop tard. Pas envie de manœuvrer par 40 nœuds de vent. Notre voisin de port qui a choisi le bon créneau pour partir en transat s’est, quelques heures avant, vautrer sur notre bateau et celui de Follia. Il a tenté ensuite de partir avec élégance ni vu ni connu alors que 40 équipages avaient suivi et rattrapé sa manoeuvre ratée. C’était mal connaître Follia qui l’a rapidement pourchassé et mis face à ses responsabilités. Heureusement, plus de peur que de gros dégâts.

C’en est fini pour des nuits paisibles. Dommage, on en aurait bien eu besoin !


Mindelo, Ile de Sao Vicente


Les derniers jours avant la Transat sont intenses. Nous avons quelques réparations et contrôles techniques à réaliser. Du rangement à prévoir et encore un gros avitaillement même si on avait déjà bien renfloué les cales aux Canaries. A ce quotidien déjà chargé (et pas la meilleure partie du voyage) s’ajoutent deux galères médicales qui nous donnent l’occasion d’aller visiter les centres médicaux cap-verdiens : abcès dentaire pour Caro. Assez rapidement géré grâce à une super dentiste qui aura effectué deux consultations gratuites sans rendez-vous. Et encore une belle frayeur pour notre Héloise qui espère recevoir le prix des emmerdes de santé à la fin du voyage : Combo diarrhées, vomissements, maux de tête et fièvre à 40,5 qui ne baisse pas. Elle a gagné une visite expresse à la clinique du coin. Après des analyses rondement menées et une salmonellose typhi détectée, elle a droit à une injection intra musculaire d’antibiotiques et un traitement ad-hoc pour les 8 prochains jours. Les conditions ne sont pas vraiment idéales pour partir sereinement en transat. Mais, assez rapidement, les membres de l’équipage se rétablissent et peuvent accueillir de pied ferme Bastien et Corentin le samedi 4 décembre en fin de journée à Mindelo.




A Mindelo, le coup de vent et la houle ont commencé à baisser. Le port, qui était plein à craquer, se vide peu à peu. Nous fêtons les départs progressifs des voiliers amis déjà impatients de les retrouver de l’autre côté de l’Atlantique. Les conditions météorologiques resteront sportives pour au moins les 15 prochains jours. Nous savons d’emblée que notre transat ne sera pas de tout repos. Pour Bastien et Corentin, la marche va être haute !

Fatigue, excitation, impatience et appréhension…A quelques heures de notre départ, il nous tarde de partir vers le grand large et de réaliser enfin cette transatlantique tant attendue !



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